Yamaha a-t-il raison de renoncer au Grand Prix du Qatar de MotoGP pour raisons de sécurité ?

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Yamaha a annoncé le 1er novembre qu'il ne disputerait pas le Grand Prix du Qatar de MotoGP, invoquant ses restrictions internes de déplacement au Moyen-Orient. Les organisateurs maintiennent la course.

Un pilote de MotoGP de dos sur sa moto dans la voie des stands, devant une tribune
Photo Sara Ruffoni, Unsplash (licence Unsplash) ; circuit d'Assen, Pays-Bas ; recadrée en 3:4

Le contexte

Dimanche 1er novembre, à Sepang (Malaisie), Yamaha a annoncé son forfait pour le Grand Prix du Qatar, sur le circuit de Losail. Le constructeur japonais invoque ses restrictions internes de déplacement au Moyen-Orient, après une nouvelle évaluation de la situation régionale.

Les États-Unis sont en guerre contre l'Iran depuis le 28 février. À la veille des élections de mi-mandat américaines, des frappes américaines limitées ont visé l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le championnat, dirigé par MotoGP Sports Entertainment Group (ex-Dorna), regrette cette décision. Il affirme avoir consulté l'État du Qatar, le circuit de Losail et des conseillers indépendants en sécurité, et conclut que son évaluation des risques ne justifie aucun changement de programme. Il évoque des « implications contractuelles » pour Yamaha et laisse la Fédération internationale de motocyclisme trancher les conséquences sportives.

Le pilote australien Jack Miller (Pramac) assure que les pilotes sont « 19 à ne pas vouloir y aller » et résume sa crainte : « Impossible de se cacher : tout le monde sait exactement où nous serons et à quelle heure ». Selon le site GPOne, cité par Paddock GP, Marc Márquez et Fabio Quartararo sont parmi les plus opposés. Honda a confirmé sa participation ; selon MotoGP, Ducati, Aprilia et KTM ont aussi annoncé leur présence.

Les arguments pour

  • Une course à heure fixe est une cible facile près d'une zone de guerre Jack Miller rappelle que le lieu et l'horaire du Grand Prix sont connus de tous, et que le danger vient des pays voisins. L'assurance offerte par l'État qatari n'entre en jeu, selon lui, qu'après un incident.
  • Une équipe doit pouvoir appliquer ses propres règles de sécurité Yamaha applique ses restrictions internes de déplacement au Moyen-Orient, après une nouvelle évaluation de la situation régionale, plutôt que l'avis de l'organisateur.

Les arguments contre

  • L'organisateur juge le risque acceptable après avoir consulté le Qatar et des experts Le championnat dit avoir consulté les autorités qataries, le circuit et des conseillers en sécurité indépendants, sans voir de raison de changer le programme. Honda a confirmé sa venue, et selon MotoGP, Ducati, Aprilia et KTM aussi.
  • Le forfait pourrait coûter cher à Yamaha, sur le plan contractuel et sportif L'organisateur évoque des conséquences contractuelles avec MotoGP et l'association des équipes, et la fédération internationale décidera des suites sportives. Paddock GP juge même que le retour de Yamaha au Portugal pourrait ne pas être simple.

Sources

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