Faut-il retirer ou désactiver les vélos en libre-service sur le parcours des manifestations, 24 heures avant ?
· Société
Plus d'un millier de vélos en libre-service ont été détruits ou volés lors des manifestations du 17 octobre ; à Paris, les opérateurs prévoient de retirer ou de désactiver les vélos sur le parcours des prochains cortèges, 24 heures avant.
Le contexte
Selon un comptage de l'AFP auprès des opérateurs, plus d'un millier de vélos en libre-service ont été détruits ou volés lors des manifestations du 17 octobre, surtout à Paris. Certains ont servi à alimenter des feux. Dans la capitale, où Lime, Dott, Voi et Vélib' exploitent environ 40 000 vélos électriques, environ 5 % de cette flotte a disparu.
Vélib' recense près de 300 vélos dégradés ou volés, notamment dans les secteurs de République, Bastille et Châtelet, et des dégâts importants sur six stations. Dott évalue sa perte à environ 400 000 euros, Voi entre 900 000 euros et un million d'euros pour ce seul week-end à Paris. Voi indique que ses assurances ne couvrent pas les émeutes, et Pony n'est pas assuré contre le vol et le vandalisme de ses véhicules.
Ce que prévoit la préfecture
Pour les prochaines manifestations, les opérateurs parisiens prévoient d'appliquer un protocole recommandé par la préfecture de police : libérer les zones de passage 24 heures avant, en vidant les emplacements ou en désactivant les vélos. Lime a aussi créé une vaste zone interdite à ses vélos, de Châtelet à la gare du Nord, en passant par République et Bastille. Aucun opérateur n'envisage pour l'instant de retirer toute sa flotte par précaution.
Vélib' a remis 500 vélos en service dès le dimanche soir pour, selon le directeur général de Smovengo, « assurer la continuité du service public » auprès de ses 100 000 usagers quotidiens.
Les arguments pour
- Sur le parcours des cortèges, les vélos risquent d'être brûlés ou volés Le 17 octobre, des vélos en libre-service ont servi à alimenter des feux, et plus d'un millier ont été détruits ou volés en France. Le protocole prévoit de libérer les zones de passage des cortèges 24 heures avant, pour que ces vélos ne restent pas sur le parcours.
- Certains opérateurs ne sont pas assurés contre la casse et le vol de leurs vélos Voi chiffre sa perte entre 900 000 euros et un million d'euros pour le seul week-end à Paris, et explique que « chaque véhicule détruit est une perte sèche pour l'entreprise », ses assurances ne couvrant pas les émeutes. Pony n'est pas assuré contre le vol et le vandalisme.
Les arguments contre
- Les usagers perdent des stations sur une partie de la ville pendant au moins 24 heures Vélib' compte 100 000 usagers quotidiens. Le protocole retire ou désactive les vélos sur les zones de passage dès la veille du cortège : ceux qui les utilisent dans ces quartiers doivent trouver une autre solution.
Sources
- Plus d'un millier de vélos en libre-service détruits en France lors des violences du 17 octobre, Sud Radio (AFP) (2026)
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