Approuvez-vous que votre médecin ou votre infirmière puisse vous vacciner contre la grippe sans passer par la pharmacie ?

· Santé

Depuis le 11 octobre, médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux peuvent garder au cabinet des vaccins contre la grippe et le Covid, avant l'ouverture de la campagne le 13 octobre.

Des mains gantées prélèvent le contenu d'un flacon de vaccin avec une seringue.
Mufid Majnun / Unsplash, licence Unsplash, recadrage 3:4

Le contexte

Jusqu'ici, pour être vacciné contre la grippe par son médecin, il fallait d'abord passer à la pharmacie récupérer sa dose. Depuis le 11 octobre, un décret permet aux médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux, ainsi qu'aux centres de santé, de commander des vaccins contre la grippe et le Covid-19 auprès d'une pharmacie et de les stocker au cabinet.

Les vaccinations avec ces stocks commencent le 13 octobre, jour d'ouverture de la campagne contre la grippe. Les doses du cabinet sont réservées aux publics visés par le calendrier vaccinal, munis d'un bon de prise en charge. Le professionnel facture le vaccin à son prix public, 12,77 euros pour le vaccin standard. La Haute Autorité de santé avait donné un avis favorable début septembre.

Une couverture loin de l'objectif

Lors de la saison 2025-2026, 56,7 % des 65 ans et plus et 28,9 % des moins de 65 ans à risque ont été vaccinés contre la grippe, loin des 75 % visés par l'OMS. L'épidémie du début d'année 2026 a causé près de 17 600 décès.

Un droit, pas une obligation

Personne n'est obligé de stocker des vaccins. Il faut un réfrigérateur avec suivi de température, avancer l'argent des doses et accepter le risque de doses invendues ou perdues. Fin septembre, les représentants des généralistes attendaient encore les règles de facturation. Côté officines, l'annonce de la mesure, début juillet, avait provoqué un « certain émoi » chez les pharmaciens, selon Le Quotidien du pharmacien.

Les arguments pour

  • Un seul rendez-vous suffit désormais pour être vacciné Le patient n'a plus à faire le détour par la pharmacie : le médecin, la sage-femme ou l'infirmière vaccine pendant la consultation ou la visite, avec une dose déjà au cabinet. Pour une personne âgée ou peu mobile, c'est un déplacement de moins.
  • La vaccination contre la grippe reste très en dessous de l'objectif À peine plus de la moitié des 65 ans et plus, et moins d'un tiers des moins de 65 ans à risque, se sont fait vacciner l'an dernier, contre 75 % visés par l'OMS. L'épidémie du début d'année a causé près de 17 600 décès. Simplifier le parcours est un moyen d'en convaincre davantage.

Les arguments contre

  • Les cabinets doivent assumer réfrigérateur, avance de frais et doses perdues Les soignants doivent respecter les mêmes règles de conservation que les pharmaciens, avec un réfrigérateur sous surveillance de température. Ils achètent les doses à l'avance et supportent le risque de vaccins invendus ou abîmés, une charge que les pharmacies géraient jusqu'ici.
  • La mesure démarre sans que toutes les règles soient fixées Fin septembre, les généralistes attendaient encore les modalités de facturation, et l'Assurance maladie n'avait pas publié tous les détails du parcours au cabinet. Les doses stockées restent réservées aux publics ciblés : les autres patients devront toujours passer par la pharmacie.

Sources

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