Faut-il geler la ligne de front en Ukraine pour obtenir un cessez-le-feu ?

· Europe et international

Volodymyr Zelensky s'est dit prêt, le 21 octobre, à un gel des combats sur la ligne de front actuelle comme première étape vers un cessez-le-feu avec la Russie.

Un soldat en tenue de camouflage marche dans les décombres au pied d'immeubles détruits
Photo Dmytro Tolokonov, Unsplash (licence Unsplash), Kiev (Ukraine), janvier 2024 ; recadrée en 3:4

Le contexte

Le mercredi 21 octobre, dans un entretien à la chaîne américaine Fox News, Volodymyr Zelensky a plaidé pour un gel des combats le long de la ligne de front actuelle. Selon Euronews, il y voit la voie la plus réaliste pour mettre fin à la guerre. Selon RFI, c'est une concession qu'il avait longtemps refusée, et elle reviendrait à acter la perte de 20 % du territoire ukrainien.

Le président ukrainien pose deux conditions. Kyiv doit participer directement aux négociations : « ne parlez pas de nous sans nous », a-t-il insisté. Tout accord devrait aussi s'accompagner de garanties de sécurité des États-Unis et des alliés européens, pour éviter « le retour de l'occupation, celui de l'agression et la reprise des tueries ».

Au même moment, l'envoyé spécial américain Steve Witkoff rencontrait Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. Selon RFI, la Russie se dit prête à reprendre des discussions à trois, avec Washington et Kyiv, à la mi-novembre. Selon RFI, rien ne garantit que Vladimir Poutine accepte ce gel. Donald Trump estime de son côté que la fin du conflit n'a « peut-être » jamais été aussi proche.

D'après RFI, le front ne bouge plus guère depuis environ trois ans et demi. Le général Jérôme Pellistrandi juge que la proposition « ouvre une porte pour une négociation ».

Les arguments pour

  • Le front ne bouge plus et l'Ukraine ne parvient pas à reprendre ses territoires Selon RFI, Volodymyr Zelensky reconnaît lui-même que son armée ne parvient pas à reprendre les territoires occupés, et la ligne de front bouge à peine depuis environ trois ans et demi.
  • Un gel pourrait ouvrir la voie à une négociation avec Moscou Pour le général Jérôme Pellistrandi, cette proposition « ouvre une porte pour une négociation ». S'il refusait, Vladimir Poutine montrerait selon lui son « incapacité à gagner militairement sur le terrain ».

Les arguments contre

  • Geler le front reviendrait à laisser à la Russie un cinquième de l'Ukraine Ce gel reviendrait, d'après RFI, à acter la perte de 20 % du territoire ukrainien, une concession que Kyiv a longtemps refusée.
  • Sans garanties solides, la Russie pourrait reprendre l'offensive après un gel Volodymyr Zelensky réclame lui-même des garanties de sécurité des États-Unis et des Européens pour éviter « le retour de l'occupation, celui de l'agression et la reprise des tueries ». Il en fait une condition de tout accord.

Sources

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