Approuvez-vous la suspension de quatre mois ferme infligée au président de Lille pour ses propos visant un arbitre ?

· Sport

La commission d'appel de la FFF a suspendu le 5 novembre le président du Losc, Olivier Létang, six mois dont deux avec sursis, pour ses propos visant l'arbitrage après Lille-PSG.

Un arbitre brandit un carton rouge face à un joueur qui proteste, au premier plan.
Alfonso Scarpa / Unsplash (licence Unsplash), photo d'illustration, recadrage 3:4

Le contexte

L'affaire remonte au match Lille-PSG (2-2) du 28 août. Contestant la longueur du temps additionnel, pendant lequel Paris a égalisé, le président du Losc, Olivier Létang, a crié « au scandale » dans les couloirs du stade. Il a ensuite écrit au directeur national de l'arbitrage, Antony Gautier, au sujet de l'arbitre Éric Wattellier : « Nous ne pourront (sic) plus accepter d'être arbitré par cette personne. »

Mi-septembre, la commission de discipline de la Ligue l'a condamné à 20 000 euros d'amende, sans suspension. La Fédération française de football a fait appel, jugeant cette sanction « trop clémente et insuffisamment adaptée pour éviter la réitération d'un tel comportement ».

Le jeudi 5 novembre, la commission d'appel de la FFF a ajouté six mois de suspension, dont deux avec sursis, soit quatre mois ferme, en plus de l'amende, maintenue. Ce n'est pas une première pour le dirigeant : il avait déjà été suspendu plus de deux mois en janvier pour des propos visant le même arbitre, et l'UEFA lui avait infligé 10 000 euros d'amende en novembre 2025.

Olivier Létang se dit « doublement sanctionné ». Il affirme n'avoir ni menacé, ni agressé, ni injurié d'arbitre et soutient que les faits reprochés « tiennent uniquement dans des échanges privés ». Il annonce engager « toutes les voies de recours nécessaires », dont une saisine du Comité national olympique et sportif français.

Les arguments pour

  • Laisser un président récuser un arbitre ferait école chez les autres dirigeants En écrivant qu'il ne pourrait « plus accepter d'être arbitré par cette personne », Olivier Létang a tenté de peser sur le choix des arbitres de son club. Laisser faire inviterait d'autres dirigeants à écarter les arbitres qui leur déplaisent.
  • Les sanctions précédentes n'ont pas suffi Il avait déjà reçu 10 000 euros d'amende de l'UEFA en novembre 2025 et été suspendu plus de deux mois en janvier pour des propos visant le même arbitre. Pour la FFF, une simple amende était « trop clémente et insuffisamment adaptée pour éviter la réitération d'un tel comportement ».

Les arguments contre

  • Il n'a ni menacé ni insulté d'arbitre, selon lui Selon Olivier Létang, les faits reprochés tiennent dans des échanges privés, sans menace, agression ni injure. Il dénonce « deux poids, deux mesures » : selon lui, la FFF n'a ni sanctionné ni fait appel dans des dossiers plus graves, portant sur des violences ou des déclarations publiques très dures.
  • La Fédération a durci une sanction que la Ligue avait déjà fixée La commission de discipline de la Ligue s'était contentée d'une amende de 20 000 euros. La FFF, qui n'était pas partie à ce premier dossier selon le dirigeant, a fait appel pour obtenir davantage, d'où son sentiment d'être « doublement sanctionné » pour les mêmes faits.

Sources

Vote ouvert jusqu’au .

Donner mon avis : OUI ou NON