Faut-il supprimer Parcoursup, comme le réclament des lycéens mobilisés ?
· Éducation
La suppression de Parcoursup figure parmi les revendications des lycéens qui bloquent leurs établissements depuis fin septembre.
Le contexte
Dans les cortèges lycéens, Parcoursup revient sans cesse. La plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur est accusée d’entretenir un climat de stress et de « malaise », et certains élèves mobilisés demandent sa suppression, avec davantage de places à l’université.
Les critiques visent aussi son manque de transparence, notamment sur les critères utilisés par chaque formation pour classer les candidats. Environ 130 000 élèves restaient sans affectation en juillet, à la fin de la phase principale, selon l’AFP. Des syndicats de gauche accusent la plateforme d’opérer un tri social.
Ce que montrent les chiffres officiels
En 2025, Parcoursup a reçu 980 000 candidatures pour 25 000 formations. Parmi les lycéens, 91,9 % ont reçu au moins une proposition et 84,1 % en ont accepté une, selon le bilan du ministère de l’Enseignement supérieur. Le taux de proposition atteint 89,5 % chez les lycéens boursiers. Baptiste Gili, délégué national du syndicat étudiant UNI, juge « totalement faux » le procès en tri social, tout en reconnaissant un système « perfectible ».
Les arguments pour
- Des mois d’angoisse en terminale pour des choix décidés par des critères opaques Les lycéens dénoncent un climat de stress permanent, d’autant que chaque formation classe les dossiers selon ses propres règles, mal connues des élèves. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi ils sont refusés.
- Des dizaines de milliers d’élèves restent sans affectation l’été Environ 130 000 candidats n’avaient toujours rien à la fin de la phase principale en juillet. Pour les partisans de la suppression, le problème vient du manque de places, que la plateforme ne fait que répartir.
Les arguments contre
- Neuf lycéens sur dix reçoivent au moins une proposition En 2025, 91,9 % des lycéens candidats ont obtenu une proposition et 84,1 % en ont accepté une. Les boursiers atteignent 89,5 %. Supprimer la plateforme ne créerait pas une place de plus.
- Sans plateforme commune, on reviendrait aux files d’attente et au tirage au sort Il faut bien répartir 980 000 candidats entre 25 000 formations. L’UNI estime que Parcoursup profite aussi aux élèves des quartiers populaires et qu’il vaut mieux le corriger que l’abandonner.
Sources
- Les revendications des lycéens : des moyens supplémentaires à la suppression de Parcoursup, La Gazette France (AFP) (2026)
- Bilan de la procédure d’admission Parcoursup 2025, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (2025)
- « Parcoursup met en place un tri raciste et social ? C’est totalement faux », répond le délégué national de l’UNI, Europe 1 (2026)
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