Les lycéens doivent-ils continuer à se mobiliser après avoir été reçus par Emmanuel Macron ?

· Éducation

Reçus le 23 octobre à l'Élysée, une vingtaine de représentants lycéens ont entendu Emmanuel Macron évoquer, selon son entourage, une refonte de Parcoursup, mais appellent à poursuivre le mouvement.

Un long couloir d'école vide, avec des portes et des fenêtres
Photo Lutz Stallknecht, Unsplash (licence Unsplash), lieu non précisé ; recadrée en 3:4

Le contexte

Une vingtaine de représentants d'organisations lycéennes ont passé environ deux heures et demie avec Emmanuel Macron à l'Élysée, le vendredi 23 octobre. Selon son entourage, le président a souligné le besoin d'une « refonte en profondeur de Parcoursup ». Toujours selon l'entourage du président, le gouvernement prendra des engagements dès le lundi 26 octobre, après une réunion des acteurs de l'éducation avec le Premier ministre Sébastien Lecornu.

À la sortie, les lycéens ont appelé à continuer la mobilisation. Leurs demandes vont au-delà de Parcoursup : plus de moyens pour les établissements, davantage de places à l'université et, pour Louis Letoublon, un rythme scolaire « tenable ».

Ce que disent les organisations de jeunes

Marius Mesnil, de l'Union syndicale lycéenne, annonce que le mouvement continuera pendant les vacances et à la rentrée. Louis Letoublon, vice-président de l'organisation « Les Lycéens ! », estime que le gouvernement n'aura plus de raison de répondre si la mobilisation cesse. Nathanaël Combary, président du Renouveau lycéen, veut aussi poursuivre, mais en distinguant le mouvement lycéen des violences urbaines. Louise Montangon, étudiante militante de l'UNI, réclame la « tolérance zéro » envers les blocages universitaires.

Ces échanges ont lieu alors que des violences et des pillages ont marqué la journée de mobilisation du 17 octobre, et qu'une nouvelle journée de manifestations a lieu le samedi 24 octobre.

Les arguments pour

  • Sans pression, les promesses sur Parcoursup risquent de rester des mots Selon son entourage, Emmanuel Macron a souligné le besoin d'une refonte en profondeur, mais rien n'est décidé avant les engagements attendus à partir de lundi. Pour Louis Letoublon, des « Lycéens ! », si la mobilisation cesse, le gouvernement n'a plus de raison de répondre.
  • Les demandes des lycéens dépassent Parcoursup Les organisations réclament aussi plus de moyens pour les lycées et davantage de places à l'université. Seydou Ba, lycéen à Rosny-sous-Bois proche de LFI, estime que le problème vient « du manque de dotation ». Le compte rendu de l'entourage du président ne mentionne que Parcoursup.

Les arguments contre

  • Le dialogue est ouvert : mieux vaut attendre les annonces du gouvernement Le président a reçu les lycéens pendant deux heures et demie, et son entourage annonce des engagements du gouvernement dès lundi. Poursuivre la mobilisation avant même de les connaître peut donner l'impression que la discussion qui vient de s'ouvrir ne compte pas.
  • Le mouvement lycéen risque d'être confondu avec les violences urbaines Le 17 octobre, la journée de mobilisation a été marquée par des violences et des pillages. Même Nathanaël Combary, qui veut poursuivre, insiste sur la différence entre les deux. Chaque nouvelle journée de manifestation expose les lycéens à cet amalgame.

Sources

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