Le Premier ministre a-t-il eu raison de recevoir des influenceurs avant les organisations lycéennes et étudiantes ?

· Société

Le 26 octobre, Sébastien Lecornu a reçu à Matignon des créatrices de contenus spécialisées dans l'éducation avant les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont protesté contre cet ordre de passage.

Un smartphone monté sur trépied filme une jeune femme assise en arrière-plan
Photo Afffect, Unsplash (licence Unsplash) ; Rennes ; recadrée en 3:4

Le contexte

Le 26 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu à Matignon de jeunes influenceurs spécialistes de l'éducation, avant les représentants lycéens et étudiants, reçus l'après-midi, rapporte LCP. Parmi eux, Anna Baldy et Mathilde Fouqué, présentées par l'AFP comme des influenceuses « dans le domaine de l'éducation », reçues à midi.

À la sortie, les deux influenceuses ont fait connaître des mesures alors envisagées par le gouvernement, dont le remplacement de Parcoursup, selon l'AFP reprise par La Gazette France. Mathilde Fouqué les a ensuite détaillées sur BFMTV, indique LCP.

Les organisations ont mal accueilli cet ordre de passage. Louis Letoublon, vice-président de l'organisation Lycéens !, dit n'avoir « rien de personnel » contre les influenceuses, mais y voit « l'impréparation du gouvernement » et « un mépris des organisations lycéennes ». Manon Moret, secrétaire générale de l'Unef, a jugé « scandaleux » que les organisations étudiantes passent après elles. Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante, dénonce une manœuvre pour « diviser » le mouvement, selon LCP.

Les arguments pour

  • Ces créatrices peuvent relayer vite les mesures auprès du public Spécialisées dans l'éducation, elles ont fait connaître les mesures envisagées dès leur sortie de Matignon, puis sur BFMTV, selon l'AFP et LCP.
  • Les organisations ont quand même été reçues le jour même Les représentants lycéens et étudiants ont été reçus à Matignon l'après-midi du 26 octobre, rapporte LCP. Les organisations ont pu porter leurs revendications le jour même.

Les arguments contre

  • Les organisations portent les revendications du mouvement L'Union étudiante, la Fage, l'Unef et l'USL réclament dix mesures chiffrées à 10 milliards d'euros et appellent à manifester le 31 octobre et le 5 novembre, selon LCP. La secrétaire générale de l'Unef a jugé « scandaleux » que ces organisations passent après des influenceuses.
  • Ce choix est perçu comme une tentative de diviser le mouvement La porte-parole de l'Union étudiante dénonce « leur petit jeu de vouloir nous diviser », rapporte LCP.

Sources

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