Approuvez-vous l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030 dans les Alpes françaises ?

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Le comité d'organisation des Jeux d'hiver 2030 a présenté le 12 octobre un budget de 2,135 milliards d'euros, toujours sans président à sa tête.

Un skieur en veste verte saute dans les airs sur fond de ciel gris.
Photo Jacek Dylag / Unsplash (licence Unsplash), recadrée en 3:4

Le contexte

Le comité d'organisation des Jeux d'hiver « Alpes 2030 » a dévoilé lundi 12 octobre un budget de 2,135 milliards d'euros, quasiment identique à celui adopté l'an dernier. Environ 73 % de ces dépenses doivent être couvertes par des ressources privées.

Le budget bouge pourtant à la marge. Le freeride et le patinage synchronisé rejoignent le programme, et les épreuves de glace prévues à Nice partent pour Lyon, après le refus du maire, Éric Ciotti, d'installer une patinoire provisoire à l'Allianz Riviera. Le comité puise aussi 42 millions d'euros dans sa réserve pour imprévus. Et il n'a toujours pas de président depuis le départ d'Edgar Grospiron : c'est un président par intérim, Vincent Roberti, qui a présenté les chiffres.

La part payée par l'argent public

Le budget du comité ne couvre pas tout. Une étude du cabinet Asterès, publiée en 2024, évaluait le coût total à environ 3 milliards d'euros, dont près d'un milliard d'infrastructures financées par des fonds publics. Elle prévoyait jusqu'à 48 000 emplois et 3,6 milliards d'euros de valeur ajoutée. L'État s'est engagé auprès du CIO à couvrir un éventuel déficit, et des rapports de l'Inspection générale des finances relayés par la presse en 2025 évoquaient un trou de 850 à 900 millions d'euros. À titre de comparaison, la Cour des comptes estime que Paris 2024 a coûté 6,6 milliards d'euros.

Reste la neige. Presque tous les sites existent déjà, mais des climatologues rappellent que l'enneigement recule dans les Alpes, surtout à basse et moyenne altitude.

Les arguments pour

  • Presque tous les sites existent déjà, il y a peu à construire 95 % des sites des épreuves existent déjà, notamment les stations de Courchevel, Méribel et Val d'Isère pour le ski alpin. Les dépenses servent surtout à organiser les épreuves, pas à bâtir des stades qui resteraient vides après les Jeux.
  • Les vallées alpines en tireraient des emplois et de l'activité L'étude Asterès de 2024 estimait que les Jeux pourraient créer jusqu'à 48 000 emplois en France et 1,6 milliard d'euros de recettes fiscales et sociales. Près de la moitié de l'effet économique toucherait les quatre départements hôtes : Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Savoie et Haute-Savoie.
  • L'organisation est payée surtout par des recettes privées Environ 73 % du budget de 2,135 milliards d'euros du comité doit venir de ressources privées. La région Auvergne-Rhône-Alpes parlait en 2024 des Jeux d'hiver les moins chers depuis Calgary en 1988, à condition que le budget tienne.

Les arguments contre

  • En cas de déficit, c'est le contribuable qui paiera L'État s'est engagé par écrit auprès du CIO à couvrir tout déficit du comité d'organisation. Or des rapports confidentiels de l'Inspection générale des finances, relayés par la presse en 2025, évoquaient déjà un trou de 850 à 900 millions d'euros. Le comité affiche aujourd'hui un budget stable.
  • La neige devient incertaine, il faudra compter sur la neige artificielle La climatologue Françoise Vimeux estime qu'autour de 1 500 mètres, les Alpes perdent environ un mois de neige par degré de réchauffement, et qu'il y en aura moins qu'aujourd'hui en 2030. Un redoux en février obligerait à fabriquer de la neige, qui consomme beaucoup d'eau.

Sources

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