Approuvez-vous l'interdiction de se rassembler place de la Concorde le samedi 7 novembre ?
· Politique et démocratie
La préfecture de police a interdit le rassemblement que les gilets jaunes avaient annoncé place de la Concorde, à Paris, le samedi 7 novembre de 14 h à 19 h.
Le contexte
Pour leur quatrième samedi de mobilisation, le 7 novembre, les gilets jaunes avaient donné rendez-vous place de la Concorde, à Paris. La préfecture de police a refusé ce lieu. Elle a autorisé à la place une manifestation de 13 heures à 19 heures entre République et Nation, sur le parcours de l'intersyndicale, et a interdit quatre autres tracés.
Le préfet, Patrice Faure, invoque un « contexte social extrêmement tendu », les émeutes du 17 octobre et le risque d'« infiltration d'éléments violents et déterminés ». Selon TF1 Info, cité par Quartz, la RATP devait fermer dès 5 h 30 plusieurs stations de l'ouest parisien, dont Concorde, à la demande de la préfecture.
La coordination des gilets jaunes a maintenu son appel. « Nous irons à Concorde à 14 heures et nous y resterons jusqu'à 19 heures », a annoncé vendredi l'un de ses membres, Benjamin Ball, qui a appelé à « désobéir massivement » selon l'AFP. Selon TF1 Info, cité par Quartz, il a précisé que les participants resteraient « assis par terre ». L'avocat du mouvement, David Libeskind, défend un lieu « près de l'Assemblée nationale » et a déposé une plainte pénale contre le préfet.
Le dispositif de sécurité des samedis précédents a été reconduit, avec 70 000 policiers et gendarmes mobilisés dans tout le pays. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, jugeait le risque « exactement le même » que lors des week-ends précédents. Selon l'AFP, les gilets jaunes prévoyaient quelque 120 actions dans le pays le 7 novembre, loin des quelque 1 700 revendiquées pour leur acte I, le 17 octobre.
Les arguments pour
- Le préfet craint l'infiltration d'éléments violents après les émeutes du 17 octobre Patrice Faure fonde son refus sur les émeutes du 17 octobre et sur le risque d'« infiltration d'éléments violents et déterminés ». Il invoque aussi un « contexte social extrêmement tendu » et des risques de troubles à l'ordre public.
- Un cortège autorisé permettait de manifester le même jour La préfecture a autorisé une manifestation de 13 heures à 19 heures entre République et Nation, sur le parcours de l'intersyndicale. L'interdiction visait un lieu, et les gilets jaunes gardaient la possibilité de défiler légalement le même après-midi.
Les arguments contre
- Se rassembler près de l'Assemblée, c'est viser un lieu de pouvoir L'avocat de la coordination, David Libeskind, défend la Concorde comme un « lieu emblématique, près de l'Assemblée nationale, un lieu de pouvoir ». Le parcours autorisé, entre République et Nation, ne passe pas par ce lieu.
- Un sit-in offre moins d'occasions de heurts qu'un défilé Benjamin Ball annonçait un rassemblement statique, participants « assis par terre », selon TF1 Info cité par Quartz. Une action sans cortège en mouvement se prête mal aux dégradations le long d'un parcours. Le motif invoqué pour interdire ce lieu s'en trouve affaibli.
- La fermeture de stations de métro pénalise habitants et usagers Selon TF1 Info, cité par Quartz, la RATP devait fermer dès 5 h 30 plusieurs stations de l'ouest parisien, dont Concorde, à la demande de la préfecture. Les usagers de ces stations devaient trouver un autre trajet.
Sources
- Les gilets jaunes maintiennent un rassemblement interdit place de la Concorde à Paris, Quartz (édition française) (2026)
- Manifestations à Paris : les gilets jaunes veulent s'approcher des lieux de pouvoir (AFP), Sud Radio (2026)
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