Approuvez-vous que l'État aide à financer la reconstruction de la mairie de Limoges ?

· Politique et démocratie

Après l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges le 17 octobre, Sébastien Lecornu a annoncé le 18 octobre un « concours budgétaire direct » de l'État pour sa reconstruction.

La tour de la cathédrale Saint-Étienne de Limoges, au-dessus du palais de l'Évêché
Photo snap wander, Unsplash (licence Unsplash), Limoges ; vue de la ville, recadrée en 3:4

Le contexte

Le 17 octobre, en marge de la manifestation contre la vie chère à Limoges, des individus ont brisé les vitres de l'hôtel de ville, y sont entrés et y ont mis le feu, rapporte Europe 1. Le beffroi s'est effondré et personne n'a été blessé. Inauguré en 1883, le bâtiment s'inspire de l'hôtel de ville de Paris. Le préfet, Maurice Barate, parle d'une « catastrophe patrimoniale ». Selon le parquet, 17 personnes, dont sept mineurs, étaient en garde à vue le 18 octobre au matin, selon LCP.

Le maire, Guillaume Guérin (LR), a menacé le 18 octobre de démissionner. Il réclame un plan particulier et des millions d'euros, avec un engagement écrit de l'État sous 48 heures. « Ce n'est pas aux Limougeauds de payer la casse », affirme-t-il, selon LCP.

Le même jour, Sébastien Lecornu lui a répondu par courrier que « la mairie de Limoges sera reconstruite ». Le Premier ministre estime que « les seuls contribuables de Limoges ne peuvent supporter le coût d'une telle destruction » et annonce un « concours budgétaire direct » de l'État. Il doit se rendre à Limoges dans la semaine du 19 octobre avec plusieurs ministres, pour fixer un calendrier, une méthode et les moyens.

Au 19 octobre, ni le montant de l'aide ni sa répartition définitive entre les financeurs ne sont fixés, relève Parlons Politique. Selon ce site, le Premier ministre a aussi annoncé la mobilisation des assureurs pour accélérer les indemnisations.

Les arguments pour

  • Les habitants de Limoges ne devraient pas payer seuls des dégâts causés par des casseurs Pour Sébastien Lecornu, « les seuls contribuables de Limoges ne peuvent supporter le coût d'une telle destruction ». Le maire, Guillaume Guérin, juge que « ce n'est pas aux Limougeauds de payer la casse ».
  • Un bâtiment historique détruit justifie l'aide de toute la nation Le préfet de la Haute-Vienne parle d'une « catastrophe patrimoniale » pour cet hôtel de ville inauguré en 1883, rapporte Europe 1. Sébastien Lecornu y voit « le symbole d'une Nation qui ne se laisse ni abattre ni intimider ».

Les arguments contre

  • Les auteurs des destructions devraient payer avant les contribuables Lors de son allocution du 18 octobre sur les violences, Emmanuel Macron a déclaré que « ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser », rapporte LCP.
  • Les assurances doivent indemniser avant que l'État ne paie Sébastien Lecornu a annoncé la mobilisation des assureurs pour accélérer les indemnisations. Pour Parlons Politique, la question décisive sera celle du « reste à financer après les indemnisations et les aides annoncées ».

Sources

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