Une équipe qui mène largement doit-elle lever le pied pour ne pas humilier son adversaire ?

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Après la victoire 6-0 du PSG à Villarreal en Ligue des champions, Luis Enrique a dit ne pas aimer « ce type de résultat ».

Un stade de football plein, vu des tribunes, pendant un match en soirée sous les projecteurs.
Eduard Delputte / Unsplash (licence Unsplash), Allianz Arena, Munich (Allemagne), recadrage 3:4

Le contexte

Mardi 3 novembre, le PSG a battu Villarreal 6-0 chez lui, lors de la 4e journée de la phase de ligue de la Ligue des champions. Les Parisiens ont inscrit quatre buts en 16 minutes, avec à peine huit minutes entre le premier et le quatrième, deux records de la compétition selon l'AFP. David Boly, 17 ans, a marqué pour sa première apparition en C1.

En conférence de presse, Luis Enrique n'a pas affiché de joie particulière. « Je n'aime pas ce type de résultat », a dit l'entraîneur parisien, selon Footeo. Il estime qu'après le 0-3, aucune équipe ne peut vraiment tenir, et ajoute ne pas être content de voir un adversaire en difficulté. Il explique aussi que respecter l'adversaire, pour lui, c'est continuer à jouer de la même manière.

La presse espagnole a été très dure avec Villarreal. Marca décrit une équipe qui a encaissé quatre buts en huit minutes et « a imploré la pitié ». L'entraîneur du club, Inigo Pérez, a reconnu que son équipe n'avait « même pas réussi à exister » face au PSG.

Le PSG compte 12 points sur 12 et 20 buts marqués à mi-parcours de la phase de ligue, selon l'AFP. Il n'a jamais été aussi proche d'une qualification directe pour les huitièmes de finale depuis l'adoption du format actuel.

Les arguments pour

  • Un adversaire écrasé a du mal à s'en remettre Luis Enrique juge lui-même qu'il est « dur pour les adversaires de surmonter ce résultat ». Inigo Pérez dit que le coup a été « trop dur à encaisser », et la presse espagnole a éreinté son équipe au lendemain du match.
  • Au-delà d'un certain écart, continuer à presser tourne à l'humiliation Selon Marca, Villarreal a « imploré la pitié » après avoir encaissé quatre buts en huit minutes. Son entraîneur reconnaît que son équipe n'a « même pas réussi à exister ». Le match était joué bien avant le 6-0.

Les arguments contre

  • Continuer à jouer normalement est la vraie marque de respect Pour Luis Enrique, respecter Villarreal voulait justement dire continuer à jouer de la même manière. Une équipe qui fait tourner le ballon sans chercher à marquer montre qu'elle ne prend plus son adversaire au sérieux.
  • Les jeunes entrés en jeu ont besoin de ces minutes pour se montrer David Boly, 17 ans, a marqué pour sa première apparition en Ligue des champions, et Quentin Ndjantou, 19 ans, est aussi entré en jeu. Leur demander de ne pas attaquer leur ferait perdre une rare occasion de se faire une place.

Sources

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