Faut-il supprimer les ordinateurs portables à l'école ?

· Éducation

Le 8 octobre, au Parlement flamand, la ministre flamande de l'Enseignement, Zuhal Demir, a déclaré que, si elle avait le choix, elle supprimerait les ordinateurs portables des écoles, rapporte La Libre le 18 octobre.

Des étudiants souriants réunis autour d'un ordinateur portable dans un amphithéâtre
Photo Vitaly Gariev, Unsplash (licence Unsplash) ; recadrée en 3:4

Le contexte

Devant la commission Éducation du Parlement flamand, le 8 octobre, la ministre Zuhal Demir visait « les ressources numériques, les ordinateurs portables, les ordinateurs, etc. », qu'elle supprimerait « purement et simplement ». Elle a aussi déclaré : « En tant que ministre, je devrais me préoccuper davantage des manuels scolaires. » La ministre convient cependant qu'elle « ne décide pas seule ». Selon La Libre, « les écoles restent à la manœuvre pour décider de la manière d'apprendre le langage numérique aux élèves ».

En 2021, Ben Weyts, alors ministre flamand de l'Enseignement, avait promis un ordinateur portable à chaque élève dès la cinquième primaire. Le nouveau plan, approuvé en mai 2025, « abandonne l'idée de fournir un ordinateur portable à chaque élève », rapporte La Libre. Selon une dépêche Belga publiée par La Libre le 15 octobre, des erreurs ont été commises « au regard des règles des marchés publics pour au moins 2.492 commandes d'ordinateurs portables scolaires et autres matériels informatiques », achetés avec des « subventions européennes de relance ». La Commission européenne va « sans doute réclamer les subventions dépensées ».

En Suède

En juin 2023, Acteurs publics rapportait que la Suède avait pris « la décision d'interrompre son programme numérique dans les écoles » et prévoyait de débloquer 685 millions de couronnes en 2023, puis 500 millions par an en 2024 et en 2025, pour acheter des manuels. La ministre de l'Éducation, Lotta Edholm, déplorait « la baisse des capacités en lecture et en écriture des jeunes Suédois ».

En mai 2025, Business News a examiné une publication Facebook selon laquelle la Suède avait supprimé les écrans à l'école. Le site juge qu'« il est faux de dire que la Suède a totalement supprimé la technologie dans les écoles ». Selon lui, le gouvernement « a annulé une décision antérieure qui rendait obligatoires les outils numériques dans les écoles maternelles », en mettant « davantage l'accent sur les livres imprimés et l'écriture manuelle ».

Les arguments pour

  • Beaucoup d'élèves écrivent rarement à la main Fin 2022, selon une enquête syndicale suédoise auprès de 2 000 enseignants citée par Acteurs publics, 35,3 % des professeurs de collège et 56,8 % de ceux de lycée disaient que leurs élèves écrivaient rarement ou jamais à la main.
  • On retiendrait mieux ce qu'on apprend sur papier Sissela Nutley, docteur en neurosciences cognitives citée par Acteurs publics, estime qu'« il est plus difficile pour la mémoire des enfants de retenir à long terme » ce qui est appris sur support numérique. Selon elle, la lecture permet « l'absorption de plus d'impressions sensorielles, qui renforcent l'apprentissage ».
  • Les familles n'auraient plus à payer un ordinateur En Flandre, certaines écoles imposent aux parents l'achat d'un ordinateur portable. Le gouvernement flamand a établi « des prix de référence compris entre 250 et 575 euros », mais « il n'existe pas de plafond imposé », rapporte La Libre.

Les arguments contre

  • Les outils numériques complètent les activités classiques En Suède, l'agence nationale de l'éducation, le Skolverket, affirme qu'en maternelle les outils numériques sont utilisés en complément de « la promotion du jeu, de la créativité et du développement du langage », rapporte Acteurs publics.
  • On peut redonner de la place au papier en gardant les ordinateurs Selon Business News, l'objectif du gouvernement suédois est de « trouver un meilleur équilibre entre apprentissage numérique et apprentissage traditionnel ».

Sources

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