La droite et le centre doivent-ils organiser une primaire pour désigner un candidat commun en 2027 ?
· Politique et démocratie
Édouard Philippe a refusé le 1er novembre sur TF1 la « primaire des démocrates » proposée quelques jours plus tôt par Gabriel Attal pour départager la droite et le centre.
Le contexte
Quelques jours avant la Toussaint, Gabriel Attal (Renaissance) a proposé une « grande primaire des démocrates » pour faire émerger une candidature unique du centre et de la droite à la présidentielle de 2027. Le MoDem soutient l'idée. Michel Barnier, soutien de Bruno Retailleau, a lui aussi plaidé pour une primaire « de la droite et du centre ». Aucune date précise n'est avancée.
Le dimanche 1er novembre sur TF1, Édouard Philippe (Horizons) a refusé d'y participer. Il se dit convaincu que « cette primaire n'aura pas lieu », car elle réunirait des candidats en désaccord et produirait selon lui « la division » et « la confusion ». Il renvoie les choix à février : « Au mois de février, chacun prendra ses responsabilités ». Dans son camp, Laurent Marcangeli, président du groupe à l'Assemblée nationale, juge l'idée « cafouilleuse » et « hasardeuse ».
L'offre semblait aussi s'adresser à Raphaël Glucksmann, qui refuse une seconde primaire après celle des sociaux-démocrates qu'il a remportée. Marc Fesneau, chef des députés MoDem, s'oppose à la présence de David Lisnard, qu'il accuse de travailler à une alliance avec le RN, ce que le maire de Cannes conteste.
Édouard Philippe reste favori des sondages dans cet espace politique, malgré une dynamique négative depuis quelques semaines. Derrière lui, selon l'AFP, aucun des autres prétendants ne semble en mesure d'atteindre le second tour. Les sondages cités par LCP donnent un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Les arguments pour
- Divisés, le centre et la droite risquent de manquer le second tour Selon l'AFP, hormis Édouard Philippe, aucun prétendant de ce camp ne semble capable d'atteindre le second tour, et les sondages cités par LCP donnent un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Une candidature unique éviterait de disperser les voix de cet électorat.
- Une primaire laisserait les électeurs choisir le candidat, plutôt que les partis Faute de primaire, Édouard Philippe renvoie le départage à février, où « chacun prendra ses responsabilités ». Une primaire confierait ce choix aux électeurs de la droite et du centre.
Les arguments contre
- Une primaire entre candidats qui ne s'accordent pas sur le fond affiche leurs divisions Pour Édouard Philippe, une telle primaire mettrait en avant ce qui sépare ses participants plutôt que ce qui les rassemble, au risque de semer la confusion chez les électeurs.
- Personne ne s'entend sur qui pourrait y participer Marc Fesneau (MoDem) refuse la présence de David Lisnard, Raphaël Glucksmann exclut de concourir et Horizons a rejeté l'idée. Sans accord sur le périmètre, une partie du camp resterait en dehors de la primaire.
Sources
- Présidentielle 2027 : Édouard Philippe ne veut pas de la primaire de Gabriel Attal, LCP (2026)
- Édouard Philippe refuse la primaire et renvoie les choix à février, AFP, via Sud Radio (2026)
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