Demanderiez-vous à un voyageur qui écoute du son sans écouteurs dans le train de le couper ?
· Société
L'Angleterre a lancé en octobre une campagne contre la diffusion de son sans écouteurs dans les transports, un comportement déjà passible en France d'une amende de 150 euros.
Le contexte
Le 19 octobre, le Premier ministre britannique Andy Burnham a annoncé une campagne nationale contre le « sodcasting », l'habitude de diffuser musique ou vidéos par le haut-parleur de son téléphone dans les transports, rapporte Génération NT. En Angleterre, l'amende peut atteindre 100 livres dans les bus et 1 000 livres dans les trains.
En France, la règle existe déjà. Le code des transports interdit « de faire usage, sans autorisation, d'appareils ou instruments sonores ». Dans les trains de la SNCF, l'agent peut proposer de régler 150 euros sur-le-champ ; faute de paiement immédiat, les frais de dossier portent la note à 200 euros, selon Selectra.
Selon un contrôleur cité par Selectra, quand l'agent intervient, « une simple demande règle la situation dans 90 % des cas ». Refuser de couper le son quand l'agent le demande expose à une autre infraction, le refus d'obtempérer, facturée elle aussi 150 euros, selon Selectra.
Les arguments pour
- Diffuser du son sans écouteurs est déjà interdit dans les trains Le code des transports interdit d'utiliser un appareil sonore sans autorisation, sous peine de 150 euros d'amende. Le voyageur qui fait la demande ne fait que rappeler cette règle.
- Diffuser du son sans écouteurs est jugé assez gênant pour être sanctionné ailleurs Le 19 octobre, le Premier ministre britannique a lancé une campagne nationale contre cette pratique dans les transports anglais, où l'amende peut atteindre 1 000 livres dans les trains, selon Génération NT.
Les arguments contre
- Seul l'agent peut sanctionner un voyageur qui refuse L'agent peut verbaliser un voyageur qui refuse, au titre du refus d'obtempérer. Un passager ne dispose d'aucune sanction pour appuyer sa demande.
- Quand l'agent intervient, le problème se règle presque toujours Selon un contrôleur cité par Selectra, une simple demande de l'agent règle la situation dans 90 % des cas. Le laisser intervenir suffit donc le plus souvent, sans qu'un passager ait à s'en mêler.
Sources
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