Approuvez-vous l'entrée du Monténégro dans l'Union européenne ?

· Europe et international

Selon le rapport annuel de la Commission européenne publié le 4 novembre, le Monténégro approche de la dernière étape de son adhésion et pourrait devenir le 28e État membre.

La tour de l'horloge de la vieille ville de Kotor, au Monténégro, devant une montagne rocheuse.
Fatih Beki / Unsplash (licence Unsplash), Kotor (Monténégro), recadrage 3:4

Le contexte

Le mercredi 4 novembre, la Commission européenne a publié son rapport annuel sur l'élargissement. Le Monténégro y apparaît comme le candidat le plus proche de l'adhésion : il a provisoirement clos 21 chapitres de négociation sur 33 et pourrait clore les autres d'ici à la fin de l'année, si les États membres l'acceptent. Les travaux sur son traité d'adhésion ont commencé.

Le pays espère entrer dans l'Union en 2028, sans date encore garantie. Il deviendrait le 28e membre, devant l'Albanie, qui pourrait conclure ses négociations d'ici à 2027. La Moldavie pourrait conclure les siennes au début de 2028, et une échéance similaire est envisagée pour l'Ukraine.

Des atouts, mais un différend avec la Croatie

Le Monténégro est membre de l'OTAN et utilise l'euro, qu'il a adopté de lui-même. Selon le média belge Business AM, sa faible population allège les coûts logistiques et financiers de son entrée. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, jugeait l'adhésion « désormais presque à portée de main », rapportait Business AM en juin. Le pays doit encore régler des différends avec la Croatie, hérités des guerres yougoslaves des années 1990.

Référendum ou vote du Parlement en France

En droit français, l'élargissement de l'Union doit en principe être approuvé par référendum, sauf si le Parlement le ratifie à la majorité des trois cinquièmes. Selon Euronews, le Premier ministre croate, Andrej Plenković, craint que la présidentielle française de 2027 compromette les plans d'élargissement.

Les arguments pour

  • Un petit pays déjà dans l'OTAN et la zone euro coûterait peu à intégrer Le Monténégro fait partie de l'OTAN et utilise déjà l'euro. Selon Business AM, sa faible population allège les charges logistiques et financières de son adhésion, par rapport à des candidats plus grands.
  • Une adhésion réussie pousserait les autres pays des Balkans à accélérer leurs réformes Le Premier ministre monténégrin, Milojko Spajić, estime que l'adhésion de son pays pourrait servir de catalyseur pour d'autres pays des Balkans. Selon la Commission, le Monténégro approche de la dernière étape de son processus d'adhésion.

Les arguments contre

  • Des différends avec un État membre ne sont toujours pas réglés Les progrès du Monténégro sont freinés par des litiges avec la Croatie, liés aux guerres yougoslaves des années 1990. Mieux vaut que ces différends bilatéraux soient réglés avant l'entrée du pays dans l'Union.
  • L'élargissement ne doit pas avancer sans l'accord clair des électeurs Selon Andrej Plenković, Premier ministre croate, « certains électeurs et certains partis s'opposent clairement au processus ». En France, une adhésion passe en principe par un référendum, sauf vote des trois cinquièmes du Parlement.

Sources

Vote ouvert jusqu’au .

Donner mon avis : OUI ou NON