Faut-il mettre une amende aux parents d'un mineur qui commet des violences lors d'une manifestation ?
· Europe et international
Après des émeutes en marge de manifestations contre la vie chère, le gouvernement italien a adopté le 20 octobre une amende de 500 à 1 000 euros pour les parents de mineurs violents.
Le contexte
Le 20 octobre, le gouvernement italien de Giorgia Meloni a adopté un décret-loi après deux jours d'émeutes en marge de manifestations contre la vie chère, rapporte Le Petit Journal de Milan. À Milan, ces violences ont fait 14 policiers blessés, 271 interpellations et un million d'euros de dégâts, selon la même source.
Le texte prévoit une sanction administrative de 500 à 1 000 euros, doublée en cas de récidive, pour les parents d'un mineur qui commet des violences, « même s'il n'est pas pénalement responsable ». Il crée aussi un délit de « participation violente à une manifestation » et envoie 500 militaires supplémentaires à Milan, au moins jusqu'au 31 décembre.
« Qui casse paie. Et si celui qui casse est mineur, ce sont ses parents qui paient », a résumé Giorgia Meloni, citée par Europe 1. Selon Europe 1, une vidéo montrant un enfant de 11 ans participant au pillage d'un magasin est devenue virale, si bien que l'expression « bébés-casseurs » s'est répandue dans la presse italienne.
Les arguments pour
- Une amende responsabiliserait les familles face aux violences de leurs enfants Le gouvernement italien dit vouloir « responsabiliser les familles face aux violences commises par des jeunes », rapporte Le Petit Journal de Milan.
- Les mineurs sont très nombreux parmi les personnes arrêtées Selon le bilan communiqué le 19 octobre et cité par Le Petit Journal de Milan, 23 des 32 personnes arrêtées avaient moins de 18 ans. Sur les réseaux sociaux, une vidéo montrant un enfant de 11 ans participant au pillage d'un magasin est devenue virale, selon Europe 1.
Les arguments contre
- Des parents paieraient pour un acte qu'ils n'ont pas commis eux-mêmes Selon Le Petit Journal de Milan, la sanction vise les parents pour des violences commises par leur enfant mineur, « même s'il n'est pas pénalement responsable ».
Sources
- Violences à Milan : le gouvernement Meloni durcit son arsenal sécuritaire, Le Petit Journal Milan (2026)
- Armée à Milan, amendes pour les parents... En Italie, Giorgia Meloni durcit le ton face aux violences urbaines, Europe 1 (2026)
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