Faut-il abattre un ours qui a tué des randonneurs ?

· Environnement et énergie

Au Canada, les autorités de Colombie-Britannique abattront le grizzli soupçonné d'avoir tué une mère et sa fille près de Bella Coola, s'il est confirmé comme responsable.

Gros plan sur la tête d'un grizzli au pelage brun, regardant l'objectif.
Becca / Unsplash (licence Unsplash), lieu non précisé, sans lien avec l'attaque, recadrage 3:4

Le contexte

Une mère et sa fille sont mortes près de Bella Coola, en Colombie-Britannique, dans l'ouest du Canada. Leurs proches avaient signalé leur disparition le dimanche 1er novembre. Le premier corps a été retrouvé le lundi sur le réseau de sentiers de Snooka, le second le mardi, selon La Presse canadienne.

Les agents de conservation de la province enquêtent sur une attaque présumée de grizzli. Ils ignorent encore si un seul ours ou plusieurs sont en cause. Au 4 novembre, plusieurs grizzlis avaient été piégés, mais les tests ADN avaient montré qu'aucun n'était l'animal impliqué. Le public était prié de rester à l'écart des sentiers de Snooka.

La règle est fixée par les directives provinciales sur les conflits entre humains et faune : tout ours capturé sera examiné et, s'il est confirmé comme responsable, il sera abattu afin de garantir la sécurité publique.

En novembre 2025, un grizzli s'en était déjà pris, dans le même secteur, à un groupe d'élèves et d'enseignants d'une école primaire de Bella Coola, blessant gravement un adulte et trois enfants.

Le site 24matins rappelle que les grizzlis peuvent se montrer très agressifs à cette période de l'année, quand ils accumulent des réserves de graisse avant l'hibernation.

Les arguments pour

  • Les habitants ne peuvent pas vivre avec un ours qui a déjà tué près de chez eux Les autorités justifient l'abattage par la sécurité publique. À Bella Coola, un grizzli avait déjà attaqué un groupe scolaire en novembre 2025, blessant gravement un adulte et trois enfants.
  • Seul l'ours identifié par ADN serait tué, pas tous ceux du secteur Les directives de la province ne visent pas tous les grizzlis du secteur. Chaque ours capturé est examiné, et plusieurs ont déjà été mis hors de cause par des tests ADN. Seul l'animal confirmé comme impliqué serait tué.

Les arguments contre

  • Les grizzlis peuvent devenir très agressifs avant l'hibernation En automne, les grizzlis accumulent des réserves de graisse avant l'hibernation et peuvent se montrer très agressifs, rappelle 24matins. Pour les opposants, tuer l'animal ne change rien à ce comportement saisonnier, commun aux ours du secteur.
  • Fermer les sentiers protège les promeneurs sans tuer d'animal Les autorités ont déjà demandé au public de rester à l'écart des sentiers de Snooka. Les opposants à l'abattage estiment qu'interdire ces sentiers pendant la saison à risque suffirait à protéger les promeneurs.

Sources

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