Seriez-vous prêt à choisir une voiture électrique pour votre prochain achat ?

· Économie et consommation

Les voitures électriques ont représenté 42 % des voitures neuves immatriculées en France en septembre 2026, un record.

Voiture électrique noire branchée à un câble de recharge bleu, garée dans une rue bordée d’immeubles.
Photo : Precious Madubuike / Unsplash, licence Unsplash (recadrage 3:4)

Le contexte

En septembre, 65 243 voitures électriques neuves ont été immatriculées en France, soit 42 % du marché et plus du double d’il y a un an, selon les chiffres de la Plateforme automobile. Dans le même temps, les ventes de voitures à essence ont reculé de 39 % et celles de diesel de 62 %.

Le prix élevé des carburants pousse les acheteurs vers l’électrique, tout comme le leasing social relancé le 16 juillet, qui propose 50 000 voitures à des ménages éligibles avec des loyers allant jusqu’à 200 euros par mois.

Ce que dit l’Ademe

Dans un avis publié le 7 octobre, l’Agence de la transition écologique estime que recharger une voiture électrique coûte « trois fois moins cher, voire davantage » que faire le plein. L’entretien revient environ 40 % moins cher, mais l’assurance coûte en moyenne 11 % de plus. À l’achat, l’écart avec un modèle thermique équivalent a été divisé par deux en un an : environ 3 000 euros pour une Mégane ou une 308, 5 000 euros pour une 208 ou une R5, 7 000 euros pour une Twingo.

La fabrication d’une électrique émet environ deux fois plus de CO₂, surtout à cause de la batterie, et demande six fois plus de métaux critiques. Avec une recharge en France, cette dette carbone est effacée vers 70 000 km face à une hybride essence classique, et l’empreinte devient 2,25 fois plus faible au bout de 240 000 km. Les batteries gardent en moyenne 89 % de leur capacité à 200 000 km ; réparation et recyclage restent des points faibles.

Les arguments pour

  • Un « plein » d’électricité trois fois moins cher que l’essence ou le gazole Selon l’Ademe, recharger coûte au moins trois fois moins cher que faire le plein, et l’entretien revient environ 40 % moins cher. Avec des carburants chers, l’économie arrive d’autant plus vite qu’on roule beaucoup et qu’on recharge chez soi.
  • Une empreinte carbone au moins divisée par deux sur la vie de la voiture La batterie alourdit le bilan à la fabrication, mais avec l’électricité française cette dette est effacée vers 70 000 km. Au bout de 240 000 km, l’empreinte est 2,25 fois plus faible que celle d’une hybride essence classique, et les batteries gardent en moyenne 89 % de leur capacité à 200 000 km.
  • L’écart de prix avec une voiture thermique a fondu en un an L’Ademe chiffre le surcoût à l’achat à environ 3 000 euros pour une compacte comme une Mégane ou une 308, deux fois moins qu’il y a un an. Le leasing social permet à des ménages éligibles de rouler en électrique pour 200 euros par mois au plus.

Les arguments contre

  • Plusieurs milliers d’euros de plus à l’achat et une assurance plus chère Même réduit, l’écart atteint encore 5 000 euros pour une 208 ou une R5 et 7 000 euros pour une Twingo. L’assurance coûte en moyenne 11 % de plus : pour un ménage qui roule peu, le surcoût met longtemps à être remboursé.
  • Sans prise de recharge chez soi, l’avantage financier se réduit L’Ademe souligne que les économies sont les plus fortes avec une recharge à domicile. Les habitants d’immeubles sans borne dépendent des recharges publiques, plus contraignantes. Réparabilité et recyclage des batteries restent aussi des points à améliorer, selon l’agence.

Sources

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