La France a-t-elle eu raison de prêter la tapisserie de Bayeux au British Museum ?
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La tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum, ne sera plus accrochée à son retour en France, a confirmé la ministre de la Culture le 16 octobre.
Le contexte
La tapisserie de Bayeux, broderie du XIe siècle longue de près de 70 mètres, est présentée à plat au British Museum, à Londres, depuis début septembre. Le prêt avait été décidé par le président Emmanuel Macron, rapporte l'agence ATS.
Le 16 octobre, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, a confirmé sur X une annonce de Lloyd de Beer, conservateur chargé de l'exposition au British Museum, selon laquelle l'œuvre ne pourrait plus être présentée de façon suspendue. À son retour en France, à l'été 2027, elle sera installée « sur toute sa longueur, sur une table inclinée, pour mieux la préserver », selon la ministre, qui affirme que « le trajet vers Londres n'y a rien changé ».
Le député RN Jean-Philippe Tanguy voit dans cette annonce la « confirmation que la tapisserie de Bayeux n'aurait jamais dû quitter la France ! ». En juillet 2025, une pétition avait réuni quelque 45 000 signatures contre ce prêt en à peine une semaine, selon Euronews.
L'état de l'œuvre
Un constat d'état réalisé par des experts français et britanniques, dont le journal La Croix a révélé des extraits, signale de petites ruptures légères sur deux zones, selon l'ATS. Ce document n'a pas été rendu public.
Les arguments pour
- Un prêt pour consolider les liens avec Londres Selon l'ATS, Emmanuel Macron souhaitait consolider les liens avec Londres dix ans après le Brexit. Euronews évoque un prêt destiné à « célébrer les relations entre la France et la Grande-Bretagne ».
- Aucune altération visible relevée à l'arrivée Les premières observations menées par les autorités françaises après l'arrivée de l'œuvre à Londres n'ont révélé aucune « altération visible » liée à son transport par camion, rapporte l'ATS.
Les arguments contre
- L'œuvre est trop fragile pour voyager sans risque Didier Rykner, directeur de la rédaction du site La Tribune de l'Art, estimait la tapisserie « beaucoup trop fragile pour être transportée sans grand risque », rapporte Euronews. Depuis 2020, les experts ont répertorié 24 204 taches, 9 646 trous et 30 déchirures sur l'œuvre.
- Une rupture de fils signalée après l'arrivée à Londres Après l'arrivée de l'œuvre à Londres, une « rupture de deux fils » avait été signalée, rapporte Europe 1.
Sources
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