La journée de grève et de manifestations du 5 novembre doit-elle être maintenue ?
· Travail et protection sociale
L'UNSA, la CFDT, la CGT, FO et la FSU appellent à une journée nationale de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre. Après les violences du 17 octobre, Emmanuel Macron a demandé que de prochaines manifestations soient encadrées voire interdites.
Le contexte
Plusieurs organisations appelaient à la journée du 17 octobre contre la vie chère ou la soutenaient, dont les gilets jaunes, l'Union syndicale lycéenne et la Confédération paysanne, selon 24matins. Elle a réuni 550 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur et 800 000 selon les organisateurs, rapporte Europe 1. La Fédération du commerce et de la distribution compte environ 1 500 commerces pris pour cible ce jour-là, selon l'AFP.
L'UNSA, la CFDT, la CGT, FO et la FSU appellent à une « journée nationale de grève et de manifestations » le jeudi 5 novembre, ouverte aux salariés du public et du privé, aux jeunes et aux retraités, rapporte le SE-UNSA dans un texte publié le 16 octobre. L'appel porte sur les salaires, les services publics et la politique industrielle, et estime que le projet de budget du gouvernement aggrave la situation.
Selon Affiches Parisiennes, Solidaires et plusieurs organisateurs du 17 octobre veulent aussi faire du 5 novembre une nouvelle étape, et ces organisations défendent le caractère pacifique des rassemblements.
Le 18 octobre, Emmanuel Macron a demandé que de prochaines manifestations soient « encadrées voire interdites », rapporte Brut. Il a aussi appelé à ne pas « confondre les manifestations avec les violences qu'elles ont pu créer ».
Les arguments pour
- Maintenir la date garde la pression sur les salaires Les organisations veulent maintenir la pression sur le gouvernement autour des salaires, du pouvoir d'achat et des services publics, rapporte Affiches Parisiennes. Selon le SE-UNSA, l'intersyndicale estime que le projet de budget du gouvernement aggrave la situation.
- Les syndicats défendent des rassemblements pacifiques Les organisations défendent le caractère pacifique des rassemblements, rapporte Affiches Parisiennes. Emmanuel Macron a appelé à ne pas « confondre les manifestations avec les violences qu'elles ont pu créer », selon Brut.
Les arguments contre
- De nouvelles violences pourraient frapper les commerçants Le 17 octobre, environ 1 500 commerces ont été visés, pour des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d'euros par la Fédération du commerce et de la distribution, selon l'AFP.
- Maintenir la date expose à des interdictions Emmanuel Macron a demandé que de prochaines manifestations soient « encadrées voire interdites », rapporte Brut.
Sources
- Mobilisation du 17 octobre, qui manifeste aujourd'hui ?, 24matins (2026)
- Manifestations à Paris : le mouvement social va-t-il se poursuivre après le 17 octobre ?, Affiches Parisiennes (2026)
- Mobilisation du 17 octobre : 800 000 participants selon les organisateurs, 550 000 selon Laurent Nuñez, Europe 1 (2026)
- Que retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron de ce dimanche 18 octobre ?, Brut (2026)
- Sous pression, l'exécutif tente de reprendre la main après le chaos, Orange Actualités (AFP) (2026)
- Mobilisation interprofessionnelle du 5 novembre 2026, SE-UNSA (2026)
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