Faut-il supprimer le contrôle continu du bac en classe de première ?
· Éducation
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, laisse entendre qu'il préfère supprimer le contrôle continu en première, un sujet mis à l'étude après la mobilisation lycéenne.
Le contexte
Selon LCP, le gouvernement a annoncé le 26 octobre, en réponse à la mobilisation lycéenne, l'ouverture dès le lendemain d'un chantier « pour questionner la place du contrôle continu au baccalauréat », notamment en première.
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a ouvert la question : « J'ai du mal avec l'idée qu'en première, chaque contrôle donne l'impression de passer le bac. » Selon Thotis, il a laissé entendre qu'il préférait une suppression, sauf consensus contraire, appliquée dès la rentrée 2027.
D'après digiSchool, le contrôle continu compte aujourd'hui pour 40 % de la note du bac, et les cinq épreuves finales pour 60 %. Il repose sur les moyennes annuelles de première et de terminale dans plusieurs matières, dont l'histoire-géographie, les langues vivantes et la spécialité abandonnée en fin de première.
Selon Thotis, un groupe de travail doit rendre ses propositions en janvier 2027. Il examinera le nombre et le poids des évaluations, leur répartition entre première et terminale, l'harmonisation des pratiques de notation, la prise en compte des progrès des élèves et l'articulation des notes entre le bac et Parcoursup.
Les arguments pour
- Chaque contrôle de première compte déjà pour la note du bac Les moyennes de première entrent dans la note finale, si bien qu'un devoir raté en cours d'année pèse jusqu'à l'examen. Le ministre Édouard Geffray dit avoir du mal avec cette impression de passer le bac à chaque contrôle.
- Une partie du bac repose sur des notes données dans chaque lycée Le contrôle continu repose sur les bulletins, notés dans chaque établissement. Le groupe de travail doit examiner l'harmonisation des pratiques de notation. Supprimer ces notes en première réduirait la part du bac qui en dépend.
Les arguments contre
- Les notes de toute l'année de première ne compteraient plus pour le bac Aujourd'hui, les moyennes annuelles de première entrent dans la note du bac. Selon Thotis, le groupe de travail doit chercher à « valoriser le travail régulier » : sans ces notes, un élève de première ne gagnerait plus de points au bac par son travail en classe, hors épreuve de français.
- La spécialité arrêtée en fin de première n'aurait plus de note au bac Cette spécialité compte aujourd'hui au bac avec un coefficient 8, calculé sur les seules moyennes de première. Supprimer le contrôle continu en première obligerait à trouver une autre façon de la noter, ou à la sortir du bac.
Sources
- Parcoursup « transformé », suppressions de postes annulées... : les réponses du gouvernement à la mobilisation lycéenne, LCP (2026)
- Remplacement de Parcoursup, plus de transparence dans la procédure, classes à 28 : ce que Sébastien Lecornu a détaillé à Thotis, Thotis (2026)
- Les coefficients du bac 2026 par matière, digiSchool (2026)
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