Soutenez-vous l'appel à une grève générale le 5 novembre ?

· Travail et protection sociale

La CGT appelle à « généraliser la grève » le 5 novembre, journée nationale décidée par l'intersyndicale, que rejoignent aussi tous les syndicats de l'enseignement privé sous contrat.

Une pancarte « Taxer les milliardaires, pas nos grands-mères » brandie dans une manifestation, en noir et blanc
Photo ev, Unsplash (licence Unsplash), manifestation contre la réforme des retraites, Lille, mars 2023 ; recadrée en 3:4

Le contexte

Le 5 novembre, l'intersyndicale interprofessionnelle organise une journée nationale de grève et de manifestations. Après une réunion à Matignon le 21 octobre, la CGT a appelé à tenir des assemblées générales sur les lieux de travail pour décider de « généraliser la grève » ce jour-là. Elle réclame des hausses de salaires et de pensions, et des moyens pour les services publics et la Sécurité sociale.

Selon Politique Matin, sa secrétaire générale, Sophie Binet, affirme que « le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure ». Marylise Léon (CFDT) juge « impératif qu'il y ait des réponses sociales » d'ici le 5 novembre, et Cyril Chabanier (CFTC) a trouvé la réunion « très décevante », en relevant seulement une ouverture sur le Smic, sans chiffre ni calendrier.

D'après l'AFP, citée par 24matins, tous les syndicats de l'enseignement privé sous contrat, qui scolarise 17 % des élèves, appellent aussi à la grève ce jour-là. Selon La Croix, ils jugent les revalorisations salariales insuffisantes face à l'inflation, et c'est « une première historique dans l'enseignement privé sous contrat ».

Côté économie, l'activité des entreprises françaises s'est de nouveau contractée en octobre selon l'enquête PMI de S&P Global, indique Euronews. Moody's a maintenu la note de la France le 23 octobre, avec une perspective négative.

Les arguments pour

  • Seule une grève qui bloque l'économie peut forcer le gouvernement à lâcher sur les salaires Après la réunion de Matignon, Sophie Binet a regretté qu'aucune mesure n'ait été annoncée. Pour elle, « quand les travailleurs et les travailleuses s'arrêtent, le pays s'arrête, l'économie est bloquée », selon Politique Matin.
  • Les revalorisations des enseignants du privé sous contrat restent en deçà de l'inflation, selon leurs syndicats Les syndicats du privé sous contrat, qui scolarise 17 % des élèves, jugent les revalorisations salariales insuffisantes face à l'inflation, selon La Croix. C'est la première fois qu'ils appellent tous ensemble à la grève.

Les arguments contre

  • Les entreprises françaises reculent déjà, une grève générale les toucherait en plein repli Selon l'enquête PMI de S&P Global citée par Euronews, l'activité du secteur privé français s'est contractée en octobre, les effectifs baissent pour le sixième mois de suite et les nouvelles commandes reculent au rythme le plus rapide depuis mai. Une journée d'arrêt général s'ajouterait à ce recul.
  • Les tensions sociales inquiètent déjà les prêteurs de la France Moody's garde une perspective négative sur la note de la France, et le taux d'emprunt à 10 ans a franchi 5,1 % le 21 octobre, d'après Euronews. Un analyste de BCA Research estime que « les débordements observés lors des manifestations ont certainement jeté de l'huile sur le feu », même si l'impasse politique et budgétaire pèse davantage.

Sources

Vote ouvert jusqu’au .

Donner mon avis : OUI ou NON