L'Union européenne doit-elle se montrer ouverte à un retour du Royaume-Uni ?
· Europe et international
Le Premier ministre britannique Andy Burnham n'exclut pas un retour du Royaume-Uni dans l'UE et veut présenter plusieurs options au sommet UE-Royaume-Uni du 20 novembre.
Le contexte
Plus de dix ans après le référendum sur le Brexit, le gouvernement britannique envisage de se rapprocher de l'Union européenne. Le 30 septembre, au congrès du Parti travailliste à Liverpool, le Premier ministre Andy Burnham a estimé que le Brexit avait fait « plus de mal que de bien », rapporte Toute l'Europe. Il veut présenter plusieurs options au sommet entre l'UE et le Royaume-Uni prévu le 20 novembre, selon Public Sénat.
Ces options vont du maintien des accords actuels à une union douanière, un retour dans le marché unique ou une adhésion pleine et entière. Selon The Guardian, cité par Toute l'Europe, le Royaume-Uni participera de nouveau au programme Erasmus+ en 2027. Emmanuel Macron a répondu « Welcome back ! » et jugé qu'un retour serait une bonne nouvelle pour le Royaume-Uni et les Européens. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, partage cet avis et juge que le Brexit a été une grande perte.
Les positions en Europe et au Royaume-Uni
Dans l'émission « Ici l'Europe » de Public Sénat, deux eurodéputés ont débattu de la question. L'Espagnol Javier Moreno Sánchez (Socialistes et démocrates) salue l'annonce : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » Le Français Nicolas Bay (Conservateurs et réformistes européens) estime que les Britanniques ont obtenu « tous les avantages de l'Union sans les inconvénients ».
Selon une enquête de juin citée par le quotidien allemand Die Welt et reprise par Toute l'Europe, 55 % des Britanniques interrogés voteraient pour une adhésion lors d'un nouveau référendum. Ce soutien s'affaiblit souvent lorsqu'on tient compte des conditions requises, note L'Express, cité par le même site. Richard Tice, leader adjoint du parti Reform UK, accuse Andy Burnham de vouloir ramener le pays à Bruxelles « par la porte dérobée ».
Les arguments pour
- Le Brexit a affaibli la coopération avec les voisins européens Andy Burnham juge que quitter l'UE a affaibli la coopération du Royaume-Uni avec les pays de l'Union et n'a pas tenu sa promesse de « reprendre le contrôle ».
- Un sondage donne 55 % de Britanniques favorables à un retour Selon une enquête de juin citée par Die Welt, 55 % des Britanniques interrogés voteraient pour l'adhésion lors d'un nouveau référendum, un score supérieur aux 51,9 % obtenus par le départ en 2016.
Les arguments contre
- Le Royaume-Uni profite déjà de l'Union sans en assumer les contraintes Pour l'eurodéputé Nicolas Bay, les Britanniques ont obtenu en quittant l'UE « tous les avantages de l'Union sans les inconvénients ».
- Le soutien britannique recule quand on détaille les conditions Selon L'Express, cité par Toute l'Europe, le soutien à une adhésion s'affaiblit souvent lorsqu'on tient compte des conditions requises.
Sources
- Royaume-Uni : Andy Burnham rouvre le débat sur l'avenir des relations avec l'UE, Toute l'Europe (2026)
- Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir », lance cet eurodéputé espagnol, Public Sénat (2026)
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