Approuvez-vous le recours à des policiers à cheval pour encadrer les manifestations ?

· Justice et sécurité

Pour la journée de mobilisation du 24 octobre, le ministère de l'Intérieur a aussi mobilisé des unités équestres parmi les plus de 70 000 policiers et gendarmes déployés.

Des policiers à cheval patrouillent dans une rue de Paris
Photo Maxence Pira, Unsplash (licence Unsplash), Paris ; recadrée en 3:4

Le contexte

Parmi les plus de 70 000 policiers et gendarmes annoncés par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez pour la journée du samedi 24 octobre, figurent des unités à cheval. Le dispositif comprend aussi le RAID, le GIGN, la BRI, des hélicoptères, des moyens de lutte antidrones et des brigades cynophiles, selon Sud Radio. L'objectif affiché est d'éviter une nouvelle journée de violences et de pillages après le 17 octobre.

Selon Sud Radio, un policier en selle a un champ de vision plus large pour observer les mouvements de foule, repérer d'éventuels incidents et surveiller les abords d'un rassemblement. Le cheval peut aussi, par sa taille et sa présence physique, aider à maintenir une distance. La radio rappelle que la Grande-Bretagne utilise beaucoup cette technique lors d'émeutes, et s'interroge sur le respect du bien-être des animaux.

Amnesty International France critique la réponse sécuritaire de l'exécutif, en particulier les interdictions de manifester prises par plusieurs préfectures. Pour l'association, cette « surenchère uniquement sécuritaire se fait au détriment de nos libertés », rapporte Politis, qui note aussi que plusieurs enquêtes ont été confiées à l'IGPN pour des violences policières lors des manifestations des 17 et 18 octobre.

Les arguments pour

  • Du haut de sa monture, un policier repère plus vite un début de débordement Sud Radio souligne que, depuis leur monture, les policiers ont un champ de vision plus large pour observer les mouvements de foule, repérer d'éventuels incidents et surveiller les abords d'un rassemblement.
  • Par sa seule présence, un cheval aide à tenir une foule à distance Par sa taille et sa présence physique, le cheval aide à maintenir une distance avec un groupe, selon Sud Radio, qui rappelle que la Grande-Bretagne utilise beaucoup cette technique lors d'émeutes.

Les arguments contre

  • Placer des chevaux au cœur d'une manifestation tendue met les animaux en danger Sud Radio relève une volonté de ne pas blesser l'animal, mais se demandait, la veille, si son bien-être serait respecté le 24 octobre, « quelles que soient les circonstances ».
  • Ajouter des chevaux à un dispositif déjà massif renforce une réponse uniquement sécuritaire Plus de 70 000 agents, des unités d'élite et des hélicoptères ont été mobilisés pour cette journée. Pour Amnesty International France, cette « surenchère uniquement sécuritaire se fait au détriment de nos libertés », et plusieurs enquêtes de l'IGPN portent déjà sur des violences policières lors des manifestations des 17 et 18 octobre.

Sources

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