Jean-Luc Mélenchon a-t-il eu raison de s'en prendre à BFMTV pendant la manifestation du 24 octobre ?

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Le 24 octobre, dans le cortège parisien, Jean-Luc Mélenchon a lancé à un journaliste de BFMTV « Allez faire du racisme à la télé », et la chaîne dénonce une campagne de dénigrement.

Un cameraman tient une caméra vidéo professionnelle lors d'un rassemblement en extérieur
Photo Matthew Larsen, Unsplash (licence Unsplash), Wellington, Nouvelle-Zélande, image d'illustration ; recadrée en 3:4

Le contexte

Le samedi 24 octobre, Jean-Luc Mélenchon défilait à Paris avec des membres de La France insoumise, dans le cortège parti de la porte d'Italie vers la porte de Vincennes. Interrogé par un journaliste de BFMTV sur les organisations lycéennes reçues à Matignon le 26 octobre, il a d'abord répondu : « Écoutez, ce n'est pas moi le gouvernement. Allez leur demander », rapporte le JDD.

Il s'en est ensuite pris à la chaîne : « Et vous, BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toute sorte parce que ça commence à bien faire ». Quand le journaliste a tenté une autre question, il lui a coupé la parole : « Allez faire vos provocations un peu plus loin. Allez faire du racisme à la télé et foutez-nous la paix ».

Les responsables insoumis accusent BFMTV de laisser diffuser des propos racistes, notamment après les violences du 17 octobre, selon France Mag. En septembre, LFI avait boycotté la chaîne pour protester contre ce qu'elle considérait comme une évolution de sa ligne éditoriale vers l'extrême droite. Le boycott a ensuite été levé, sauf pour l'émission « 100 % Mabrouk ».

Dans un communiqué publié le 25 octobre au soir, BFMTV dénonce des « accusations sans fondement » et une « campagne de dénigrement publique », visant notamment sa journaliste Sonia Mabrouk. Selon Puremédias, la chaîne estime que les intimidations visant ses équipes, y compris de la part de responsables politiques, mettent en danger la sécurité des journalistes. Le même soir, les syndicats SNJ et CGT de RMC-BFM ont dénoncé un « racisme décomplexé » qui aurait, selon eux, trouvé sa place sur l'antenne.

Les arguments pour

  • Un responsable politique peut dénoncer publiquement ce qu'il juge raciste à l'antenne LFI reproche à BFMTV de laisser diffuser des propos racistes, notamment après les violences du 17 octobre. Le même week-end, les syndicats SNJ et CGT de RMC-BFM ont eux-mêmes dénoncé un « racisme décomplexé » qui aurait trouvé sa place sur l'antenne, selon France Mag.

Les arguments contre

  • Le journaliste posait une question sur les lycéens, pas sur la ligne de sa chaîne Selon le JDD, le reporter l'interrogeait sur les organisations lycéennes reçues à Matignon. Jean-Luc Mélenchon lui a coupé la parole et l'a écarté d'un geste de la main. Le présentateur Olivier Truchot lui a répondu sur X : « Votre statut ne vous donne pas le droit de parler aux journalistes de cette manière. »
  • Viser une chaîne en pleine manifestation peut exposer ses équipes sur le terrain BFMTV condamne des intimidations et des mises en cause de ses équipes, y compris par certains responsables politiques, et estime qu'elles mettent en danger la sécurité de ses journalistes, selon Puremédias.

Sources

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