Approuvez-vous que la France codirige avec l'Italie une coalition au Liban pour prendre le relais des Casques bleus ?
· Europe et international
Le mandat de la Finul, la force de l'ONU au Sud-Liban, prend fin le 31 décembre 2026 ; en juin, la France et l'Italie ont annoncé vouloir mener les efforts pour former une coalition internationale post-Finul en soutien au Liban.
Le contexte
Sous la pression des États-Unis, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de mettre fin au mandat de la Finul le 31 décembre 2026, rapporte l'AFP. Déployée au Sud-Liban depuis 1978, cette force compte environ 7 500 Casques bleus venus de près de 50 pays. Selon Euronews, la décision prévoit ensuite une année de réduction des effectifs et de retrait.
Dans une dépêche publiée le 18 octobre, l'AFP rapporte l'inquiétude d'habitants du Sud-Liban. Des forces israéliennes y occupent une « zone de sécurité » depuis le début de la dernière guerre avec le Hezbollah, en mars. Pris dans les combats, les Casques bleus ont eu sept morts dans leurs rangs, selon l'ONU. Le Liban a demandé une prolongation du mandat, craignant une dégradation de la sécurité. Son armée se heurte à des obstacles pour se déployer dans le sud, notamment en raison de la présence israélienne, selon l'AFP.
En juin, la France et l'Italie ont annoncé qu'elles prendraient la tête des efforts pour mettre en place, à l'automne 2026, une coalition internationale post-Finul en soutien au Liban, selon Euronews. Le président libanais, Joseph Aoun, préfère une prolongation du mandat de la Finul ; à défaut, une nouvelle force devrait être « temporaire jusqu'à ce que l'armée (libanaise) puisse se déployer ». Le 1er septembre, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a indiqué que plus de dix États de l'UE étaient prêts à fournir du personnel et des moyens pour une nouvelle mission de soutien aux forces libanaises.
Les arguments pour
- Le départ des Casques bleus risque de laisser un vide au Sud-Liban Un ancien porte-parole de la Finul, Andrea Tenenti, craint un « vide important (...) à un moment particulièrement critique ». L'armée libanaise se heurte à des obstacles pour se déployer dans le sud, selon l'AFP.
- Le président libanais accepte une nouvelle force temporaire Faute de prolongation de la Finul, Joseph Aoun juge qu'une nouvelle force devrait rester en place jusqu'au déploiement de l'armée libanaise. Plus de dix États de l'UE se disent prêts à soutenir les forces libanaises, selon Kaja Kallas.
Les arguments contre
- Des soldats français seraient exposés aux frappes et aux combats Pris dans les combats, les Casques bleus ont eu sept morts, selon l'ONU. Mi-septembre, Euronews rapportait que les frappes israéliennes se poursuivaient dans le sud malgré le cessez-le-feu de juin.
- L'armée libanaise que la coalition épaulerait fait face à une tâche jugée impossible Le chercheur Karim Émile Bitar, de l'IRIS, estime que l'armée libanaise est « confrontée à une mission impossible » face au désarmement du Hezbollah, alors qu'Israël occupe 6 % du territoire libanais, selon lui.
Sources
- « C'est la famille » : au Liban, l'angoisse d'habitants avant le départ de la Finul, Orange Actualités (AFP) (2026)
- Macron reçoit Abdallah II et Joseph Aoun pour discuter du soutien à l'armée libanaise, Euronews (2026)
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