France Galop a-t-elle raison de retirer les courses de galop de 25 hippodromes de province ?
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France Galop a décidé que 25 hippodromes de province n'accueilleront plus de courses de galop à partir de 2027, pour faire des économies.
Le contexte
À partir de 2027, 25 hippodromes de province n'accueilleront plus de courses de galop. Le conseil d'administration de France Galop a validé cette nouvelle carte le 19 octobre. Ces hippodromes mixtes accueillaient aussi du trot ; pour certains, le maintien de ces réunions dépend encore des choix de l'institution du trot. Treize autres deviendront spécialisés, soit dans le plat, soit dans l'obstacle.
France Galop dépend à 90 % des recettes du PMU, en recul depuis plusieurs années, rappelle 24matins. Les courses souffrent d'un public de parieurs vieillissant et de la concurrence des paris sportifs. L'institution, déjà engagée depuis mai 2025 dans un plan d'économies avec des suppressions de postes, attend environ 2,5 millions d'euros de gain par an, en reportant des réunions vers des hippodromes plus rentables. Le site du Trot, l'institution qui gère les courses de trot, chiffre plutôt l'économie à environ 2 millions d'euros : 0,7 million de charges en moins et 1,3 million de paris en plus.
Les critères retenus sont la sécurité, l'attractivité du bassin d'entraînement, le programme et la rentabilité. Le Trot qualifie la mesure d'« avant tout économique ». Une première version, diffusée le 10 septembre, a été revue après une consultation des fédérations régionales et de parlementaires. Après la découverte de travaux de sécurisation de sa piste, Saint-Malo a obtenu un réexamen partiel.
Le président de la société de courses de Sillé-le-Guillaume, dans la Sarthe, parle de « séisme ». À Beaupréau, dans le Maine-et-Loire, la perte du galop représente la moitié des courses. Le sénateur de la Sarthe Jean-Pierre Vogel cite quatre hippodromes menacés de fermer rapidement : Aurillac, Guingamp, Sillé-le-Guillaume et Jarnac. Avec la députée de la Mayenne Géraldine Bannier, il a demandé le 27 octobre à la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, de ne pas valider la décision.
Les arguments pour
- Les paris rapportent moins, il faut moins de réunions France Galop vit à 90 % de l'argent du PMU, qui recule depuis des années face au vieillissement des parieurs et aux paris sportifs. Garder autant de réunions avec moins de recettes l'obligerait à couper ailleurs, alors qu'elle supprime déjà des postes.
- Mieux vaut courir là où les paris et les chevaux sont les plus nombreux La sécurité des chevaux et des équipes et l'attractivité du bassin d'entraînement font partie des critères. En réduisant les coûts et en reportant des réunions vers des hippodromes où l'on parie davantage, France Galop espère gagner 2 à 2,5 millions d'euros par an, selon Le Trot et 24matins.
Les arguments contre
- Des petits hippodromes risquent de disparaître À Beaupréau, les responsables préviennent que leurs charges resteront les mêmes pour une seule réunion. Le sénateur Jean-Pierre Vogel craint la fermeture rapide d'Aurillac, Guingamp, Sillé-le-Guillaume et Jarnac.
- D'autres hippodromes pourraient aussi perdre le trot Sans le galop, les programmes mixtes devront être complétés par des courses de trot déplacées, sans création de nouvelles courses. Le site de l'institution du trot prévient que d'autres hippodromes devraient perdre leur programme de trot lors des prochains arbitrages.
Sources
- Courses hippiques : 25 hippodromes vont perdre le galop en 2027, 24matins (2026)
- Carte des hippodromes : 25 sites mixtes perdent le galop, Le Trot (2026)
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