La France doit-elle envoyer des soldats en Ukraine si un cessez-le-feu est signé ?

· Europe et international

La force multinationale pour l'Ukraine, pilotée par la France et le Royaume-Uni, s'entraîne en Pologne du 9 au 22 novembre avec 1 100 soldats français.

Le drapeau bleu et jaune de l'Ukraine, en gros plan, qui ondule au vent.
Adam Śmigielski / Unsplash (licence Unsplash), recadrage 3:4

Le contexte

Du 9 au 22 novembre, environ 2 800 militaires de dix pays participent en Pologne à l'exercice « Koalicja », selon l'AFP. Ils répètent le déploiement de la force multinationale pour l'Ukraine, créée en mars 2025 et pilotée par la France et le Royaume-Uni. La France fournit 1 100 soldats, le Royaume-Uni 300. Les troupes s'installeront à Nowa Dęba, dans le sud-est du pays.

Cette force doit pouvoir se déployer rapidement en Ukraine dès la signature d'un cessez-le-feu, pour dissuader une nouvelle attaque russe. Elle aiderait aussi à sécuriser la mer Noire pour les exportations agricoles et à rouvrir l'espace aérien. Paris et Londres assurent que ce n'est ni une force de l'Otan ni une mission de combat, et l'équipement reste léger, sans blindés.

Ce scénario reste hypothétique : les négociations de paix sont au point mort depuis février, rappelle l'AFP. Sur les 36 pays de la coalition des volontaires, 24 se sont engagés, mais la Pologne et l'Allemagne ont exclu d'envoyer des troupes au sol en Ukraine.

En septembre, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a prévenu que les unités de la future force seraient, selon ses mots, « considérées comme des cibles militaires légitimes », rapporte Brut.

Les arguments pour

  • Des soldats sur place rendraient une nouvelle invasion plus risquée pour Moscou La force est conçue pour dissuader une nouvelle agression russe une fois le cessez-le-feu signé, selon l'AFP. Business AM évoque l'objectif d'« empêcher de nouvelles invasions russes ».
  • Sécuriser la mer Noire protégerait le commerce agricole La mission prévoit de sécuriser la mer Noire pour les exportations agricoles ukrainiennes et de permettre la réouverture de l'espace aérien, selon l'AFP. La Turquie dirige la composante maritime de la coalition.
  • La France ne serait pas seule à s'engager Vingt-quatre des 36 pays de la coalition des volontaires se sont engagés sur les volets aérien, maritime ou terrestre, et dix armées participent à l'exercice en Pologne. La France et le Royaume-Uni pilotent l'ensemble.

Les arguments contre

  • Moscou menace de viser les soldats européens Maria Zakharova a prévenu que les unités de la future force seraient « considérées comme des cibles militaires légitimes ». La force n'emporterait qu'un équipement léger, sans blindés, selon l'AFP.
  • La Pologne et l'Allemagne refusent d'envoyer des troupes au sol en Ukraine Ces deux pays, qui participent pourtant à l'exercice en Pologne, ont exclu tout déploiement terrestre en Ukraine, selon l'AFP. La France s'engagerait ainsi davantage que deux de ses principaux partenaires européens.

Sources

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