Faut-il envoyer des élèves policiers en formation en renfort lors des grandes manifestations ?
· Justice et sécurité
Pour la journée de mobilisation du 24 octobre, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a confirmé que des policiers encore en formation seraient déployés en soutien.
Le contexte
Des policiers qui n'ont pas terminé leur formation font partie du dispositif de sécurité du samedi 24 octobre. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez l'a confirmé le 23 octobre en présentant le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes, une semaine après les violences et les pillages du 17 octobre.
Ces élèves sont mobilisés pour des missions de soutien au maintien de l'ordre, selon L'Express. « C'est l'usage sur les très grands évènements, mais dans la limite de ce qu'ils peuvent faire », a précisé le ministre, cité par Public Sénat.
Le dispositif s'appuie aussi sur les effectifs locaux, les compagnies républicaines de sécurité, les escadrons de gendarmerie mobile et des unités d'élite, le RAID, le GIGN et la BRI. Selon le ministre, ces unités d'élite n'ont pas vocation à faire du maintien de l'ordre et doivent suppléer les forces sur la voie publique. Une vingtaine de blindés Centaure et quinze engins lanceurs d'eau sont également prévus.
Le 17 octobre, près de 3 000 magasins avaient été saccagés et pillés, selon L'Express.
Les arguments pour
- Confier les tâches de soutien aux élèves libère des policiers aguerris pour le terrain Les élèves sont affectés à des missions de soutien au maintien de l'ordre, selon L'Express. Ces tâches n'ont alors pas à être confiées à des policiers expérimentés, qui restent disponibles pour les secteurs les plus exposés.
- Après près de 3 000 magasins pillés, l'État doit mobiliser tous les effectifs disponibles Le 17 octobre, près de 3 000 magasins ont été saccagés et pillés, selon L'Express. Une semaine après ces pillages, 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés, et le ministre rappelle que le recours aux élèves est l'usage lors des très grands évènements.
Les arguments contre
- Un élève qui n'a pas fini sa formation ne devrait pas être exposé à des manifestations violentes Le ministre précise que ces élèves ne seront engagés que « dans la limite de ce qu'ils peuvent faire ». Ils ne sont donc pas prêts à tout. Même affecté au soutien, un élève peut être pris dans des débordements, sans l'expérience des agents formés au maintien de l'ordre.
- Le dispositif est déjà massif sans faire appel aux élèves policiers CRS, gendarmes mobiles, RAID, GIGN, BRI, une vingtaine de blindés et quinze engins lanceurs d'eau sont déjà prévus. Avec de tels moyens, le renfort d'élèves pèse peu dans le dispositif global, alors que leur formation n'est pas terminée.
Sources
- Mobilisation du 24 octobre : Laurent Nuñez annonce le déploiement de « 70 000 policiers et gendarmes », dont plusieurs unités d'élite, Public Sénat (2026)
- Mobilisation du 24 octobre : Laurent Nuñez dévoile le dispositif de sécurité, que prévoit-il ?, L'Express (6Médias), via Orange Actu (2026)
- Les commerçants anticipent le chaos samedi 24 octobre, les armureries prises d'assaut, L'Express (6Médias), via Orange Actu (2026)
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