Le Dakar 2027 doit-il quitter l'Arabie saoudite pour revenir en Afrique ?

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Selon la presse spécialisée, l'organisateur du Dakar a informé les équipes d'un déplacement de l'édition 2027 vers le Maroc, avec un départ en Espagne ou au Portugal, en raison des tensions sécuritaires en Arabie saoudite.

Un camion de rallye-raid rouge franchit une dune de sable sous un ciel bleu
Photo Tele Radio, Unsplash (licence Unsplash) ; recadrée en 3:4

Le contexte

Le Dakar 2027 pourrait ne pas partir d'Arabie saoudite. D'après le site Bladi, qui reprend un quotidien sportif espagnol, « Amaury Sport Organisation (ASO), organisateur de l'épreuve, a communiqué aux équipes un nouveau programme » : « les organisateurs ont informé les équipes d'un changement de pays en raison des tensions sécuritaires en Arabie saoudite ». La course s'y déroule depuis 2020. Orange Sports rappelle « l'attentat des rebelles houthis sur l'aéroport de Riyad (le 10 octobre, douze morts et des centaines de blessés) » et rapporte la conclusion qui s'impose selon lui aux organisateurs et aux autorités saoudiennes : « il faut annuler ou déplacer la course ».

Le parcours envisagé

Selon Bladi, « l'Espagne et le Portugal sont envisagés pour accueillir le prologue et une première étape », avant la traversée vers le Maroc. MFE-Live écrit que « les vérifications administratives et techniques devraient se tenir en Espagne, à Barcelone ou au Portugal », puis « direction les bateaux pour un débarquement au Maroc. Douze étapes seraient sur le papier avec une journée de repos ». La course se tiendrait « du 9 au 22 janvier » selon Bladi, au lieu du 1er au 15 janvier prévus à l'origine.

Rien n'est officiel à ce stade. MFE-Live précise que ce scénario circule « sans officialisation de la part de ASO » et le décrit comme le plan B « imaginé par David Castera qui planche sur le sujet ». La question des coûts pour les équipages reste posée : « Seront-ils identiques à ceux demandés pour l'Arabie Saoudite ? » Le site attend des réponses « ces prochains jours ».

Le Maroc, traversé jusqu'en 2007

Selon Bladi, le Maroc retrouverait « une compétition qui traversait régulièrement son territoire jusqu'en 2007 ». D'après Orange Sports, « l'édition 2008 avait été annulée à cause des menaces terroristes directes » et la course n'est jamais retournée en Afrique depuis, « déménageant en Amérique du Sud de 2009 à 2019, puis en Arabie saoudite ». Le même site indique que « la dénomination Dakar serait bel et bien conservée, l'autorisation indispensable de l'Arabie saoudite ayant été obtenue ».

Les arguments pour

  • Après l'attentat de l'aéroport de Riyad, la sécurité des équipages impose de partir Le 10 octobre, une attaque des rebelles houthis sur l'aéroport de Riyad a fait douze morts et des centaines de blessés. Selon Orange Sports, organisateurs et autorités saoudiennes en arrivent à la même conclusion : il faut annuler ou déplacer la course. En 2008, l'épreuve avait déjà été annulée face à des menaces terroristes directes. Entre annuler et déplacer, le déplacement préserve au moins la course.
  • Le Maroc, c'est le retour du Dakar sur ses terres africaines d'avant 2008 La course a traversé régulièrement le Maroc jusqu'en 2007, puis n'est jamais revenue en Afrique, entre l'Amérique du Sud de 2009 à 2019 et l'Arabie saoudite depuis 2020. Un prologue en Espagne ou au Portugal, puis un débarquement au Maroc, rendraient l'épreuve à l'Afrique sans perdre le nom Dakar, l'autorisation saoudienne ayant été obtenue sur ce point.

Les arguments contre

  • Un parcours réinventé en quelques semaines, sans rien d'officiel, expose les équipes à l'improvisation Le scénario espagnol et marocain circule sans officialisation d'ASO et n'est encore qu'un plan B. Personne ne sait si les coûts demandés aux équipages resteront ceux prévus pour l'Arabie saoudite, et les réponses sont attendues dans les prochains jours. Pour des équipes qui ont préparé une édition saoudienne, tout serait à refaire à moins de trois mois d'un départ prévu le 9 janvier, sans parcours ni tarifs connus.
  • Déplacer la course après un attentat, c'est laisser la menace décider où le sport peut aller Une épreuve qui quitte un pays dès qu'une attaque le frappe donne aux auteurs de cette attaque le pouvoir d'écarter un événement mondial. Le précédent de 2008, quand le Dakar avait été annulé puis avait quitté l'Afrique sans jamais y revenir, montre qu'un départ décidé dans l'urgence peut durer des années.

Sources

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