Les sportifs et artistes ont-ils raison de prendre position sur le mouvement lycéen ?

· Société

Victor Wembanyama, Tahar Rahim, Louane, Squeezie ou Lena Situations ont exprimé leur soutien aux lycéens mobilisés, certains en condamnant les dégradations.

Manifestants tenant des pancartes et des banderoles devant un immeuble parisien.
Photo : Mathurin Napoly / Unsplash, licence Unsplash, Paris (recadrage 3:4)

Le contexte

Depuis San Antonio, après un match des Spurs, Victor Wembanyama s’est dit « content que les lycéens et les jeunes en général se fassent entendre ». L’acteur Tahar Rahim s’est déclaré « de tout cœur » avec eux, la chanteuse Louane a rappelé avoir mené des blocus quand elle était lycéenne, et Camille Cottin, Swann Arlaud, Zaz ou le rappeur SDM ont aussi affiché leur solidarité.

Plusieurs figures nuancent : le judoka Teddy Riner comprend les revendications mais condamne les dégradations d’établissements. Squeezie juge les demandes « plus que légitimes » tout en dénonçant les casses, comme Tibo InShape. Le champion du monde du 10 000 m Jimmy Gressier, d’abord très critique, a ensuite reconnu la légitimité du mécontentement.

Des messages qui portent loin

Ces personnalités cumulent des dizaines de millions d’abonnés. La chanteuse Theodora a diffusé des images d’interpellations en accusant les forces de l’ordre de frapper des enfants. Le mouvement lycéen, entamé fin septembre, a été émaillé de violences et de saccages de lycées.

Les arguments pour

  • Des citoyens comme les autres, qui ont le droit de dire ce qu’ils pensent Être célèbre ne retire pas le droit de soutenir une cause. Beaucoup, comme Louane, ont eux-mêmes été lycéens il y a peu et parlent d’une expérience qu’ils connaissent.
  • Leur audience peut faire entendre des revendications ignorées Une phrase de Wembanyama ou de Squeezie touche des millions de jeunes et oblige médias et responsables à écouter. Plusieurs ont utilisé cette audience pour condamner aussi les dégradations, comme Teddy Riner ou Tibo InShape.

Les arguments contre

  • Une parole très suivie peut attiser un mouvement déjà émaillé de violences Des lycées ont été saccagés en marge des manifestations, comme à Lormont. Des accusations publiées sans vérification, comme celles de Theodora contre la police, peuvent durcir les tensions auprès d’un public très jeune.
  • Soutenir sans proposer, c’est facile quand on n’en subit pas les conséquences Ces personnalités ne passent pas leurs examens dans des lycées bloqués ou saccagés. Un soutien général, sans position sur les blocages ou les cours perdus, laisse aux élèves et aux enseignants le poids concret du conflit.

Sources

Sondage clos le .

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